dimanche 6 mars 2011

J9 La route de Kampot

Une nuit réparatrice à Phnom-Penh, quelques emplettes et nous reprenons la route pour la mer et Kampot ! Après un passage à la maison familiale dans la grande banlieue de la capitale, il reste deux heures de route très bonne.
Ambiance à bord.
Pour se repérer : 1 Mercedes, 2 personnes à l'avant puis 4 rangées de 3 places.
Devant Phan donc, concentré comme le lait, taille la route avec son klaxon, évitant les motos, camions et autres écoliers à vélos. A coté, mon père explique et raconte aux passagers du premier rang les choses à savoir que l'on croise sur la route. Au premier rang, au moins une personne écoute mon père, et ma mère épluche des fruits exotiques (mangues, dragons, jacquiers, etc.) et les distribue à l'arrière, par dessus sa tête ; parfois c'est de la viande séchée ou des petits gateaux de riz. Au deuxième rang, au moins une personne récupère ce que ma mère fournit et mange ou redistribue vers ses voisins. Au moins une autre discute avec quelqu'un du troisième rang. Au troisième rang donc, au moins une personne discute avec le deuxième rang et le quatrième rang à la fois. Une autre renvoit vers l'avant (et la poubelle) les noyaux, pelures et canettes vides. Au quatrième rang, une personne réclame d'autres fruits exotiques, une essaye d'écouter la conversation du premier rang en demandant de parler plus fort à cause des deuxième et troisième rangs. Il y a aussi des parties de DS endiablées et des concours de vannes pourries, et toujours quelqu'un en train de filmer ou photographier ou chanter. Parfois, on arrive à faire plus de 5 km sans arrêt pipi ou sans manger.

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