samedi 11 février 2012

Cahuita


Nous quittons avec bonheur le groupe à Guapiles et récupérons la voiture : un 4X4 un peu mastock.
"Continuez tout droit pendant ...
cent...quarante...kilomètres" (GPS)
La route défile jusqu'à Puerto Limon (côte Caraïbes) qui n'est pas comme son nom le suggère une jolie petite ville aux maisons en bois peint de couleurs vives avec des marchands de fruits exotiques et de cacao ; non, c'est une magnifique ville terminal de conteneurs, avec poussière et multitude de camions.
Nous laissons Conteneur City pour emprunter la charmante route qui longe la mer et déroule une frange de cocotiers au soleil couchant, jusqu'à Cahuita.
L'hôtel est fidèle à son nom lui !
L'enchanté
"El Encanto" est abrité dans un joli jardin tropical au calme, bien situé entre la plage et le village. Les propriétaires Daniel et Brigitte nous ont bien accueillis, ravis de parler Français ; et Macho et Clifton se sont empressés de nous faire la fête.


Cahuita est un petit village calme, à 40 km du Panama. Sa rue est animée par les habitants, quelques touristes et une poignée de rasta, pour le côté Caraïbes. C'est ici qu'est né le Calypso, et oui !

Le sanctuaire des paresseux (paresozos)
C'est un centre privé de recueil et d'élevage de paresseux ; on y apprend tout sur ces bêtes improbables : ça dort 18 heures par jour, ça tient pas sur ses pattes et ça a un paquet incroyable de cervicales pour pouvoir regarder dans tous les sens.
Après le film, l'enclos à paresseux, la nurserie, on a pu faire un tour de canot dans les marais pour en observer quelques uns (ou pas...) ; bref, c'était très intéressant.
exploration de la rivière aux paresseux


Simon le raton laveur
Le lendemain matin à 7h00 (c'est mieux pour voir les animaux...), nous démarrons la visite du parc de Cahuita avec notre guide Kenry et un petit groupe.
Le chemin s'étire le long de la plage, bordé par la forêt tropicale et la mangrove,jusqu'à la Punta Negra.
Nous admirons des nombreux paresseux accrochés en haut des arbres géants, des toucans, 3 serpents jaunes banane dont un bébé tous endormis, des ratons laveurs dont un qui est venu nous voir de plus près, des singes, mais toujours aucun pizote (c'est le nom du coati au Costa Rica) et pourtant on nous dit qu'il y en a des tas !
John le serpent jaune
Nous apprenons à écouter les bruits de la forêt pour savoir quoi observer et où.
Nous entendons froufrouter, grougrouter, plicploquer, et parfois rugir le fameux petit singe hurleur qui aime bien faire croire que c'est un monstrueux gorille.
L'après midi nous marchons sur la magnifique plage au sable noir et aux vagues inlassables. 
Des gamins font du surf et nous ne nous baignons que les pieds, sous peine de faire le tour du continent à l'aide des puissants courants marins.



Le matin suivant, séance de lever de soleil à 05h30 sur la playa Negra, ça vaut le coup mais pas tous les jours !
Dans la matinée nous allons voir un refuge pour animaux où il y a des pizotes.
A l'accueil nous attend un curieux petit kinkajou (de la famille des ratons laveurs mais qui ressemble à un petit singe-kangourou). 
Le groupe de pizotes est bien installé, si ça se passe bien, ils seront peut-être réintroduits dans la forêt, leur habitat naturel. Quelques singes, quelques ratons laveurs et surtout un superbe toucan  aux couleurs fluo ; c'est très intelligent un toucan, quand on a sorti Toco, le toucan s'est montré extrêmement intéressé au point de venir nous voir pour l'examiner de plus près. 


Pause repas sur la plage avec des patis, petit beignets fourrés à la viande, un peu comme des samoussas.
Le reste de la journée est consacré à faire les presques 150 kilomètres pour rejoindre Puerto Viejo de Sarapiqui.
La route est bonne et la circulation ce dimanche est plus facile sans les gros camions.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire